‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 20 sur 142 · LA COQUETTE ET I, ABEILLE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE ET I, ABEILLE

yf hloé, jeune et jolie, et surtout fort coquette,

Tous les matins, en se levant,

Se mettait au travail, j’entends à sa toilette,

Et là, souriant, minaudant,

Elle disait à son cher confident Les peines, les plaisirs, les projets de son âme.

Une abeille étourdie arrive en bourdonnant.

Au secours ! au secours ! crie aussitôt la dame ;

Venez, Lise, Marton, accourez promptement.

Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment Aux lèvres de Chloé se pose.

Chloé s’évanouit, et Marton en fureur Saisit l’abeille et se dispose

A l’écraser. Hélas ! lui dit avec douceur L’insecte malheureux, pardonnez mon erreur; La bouche de Chloé me semblait une rose,

Et j’ai cru... Ce seul mot à Chloé rend ses sens. Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère : D’ailleurs sa piqûre est légère;

Depuis qu’elle te parle à peine je la sens.

Que ne fait-on passer avec un peu d’encens!

l’éléphant blanc.

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