‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 26 sur 142 · LE JEUNE HOMME ET LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME ET LE VIEILLARD

m e grâce , apprenez-moi comment l’on fait fortune,

Demandait à son pèreun jeune ambitieux.

— Il est, dit le vieillard, un chemin glorieux :

C’est de se rendre utile à la cause commune,

De prodiguer ses jours, ses veilles, ses talents,

Au service de la patrie.

— Oh ! trop pénible est cette vie,

Je veux des moyens moins brillants.

-- Il en est de plus sûrs, l’intrigue... — Elle est trop vile. Sans vice et sans travail je voudrais m’enrichir.

— Eh bien ! sois un simple imbécile,

J’en ai vu beaucoup réussir.

Page 1