‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 40 sur 142 · LE BOUVREUIL ET LE CORBEAU · texte numérisé non relu

LE BOUVREUIL ET LE CORBEAU

L’un enchantait par son ramage La femme, le mari, les gens, tout le ménage : L’autre les fatiguait sans cesse de ses cris.

Il demandait du pain, du rôti, du fromage,

Qu’on se pressait de lui porter Afin qu’il voulût bien se taire.

Le timide bouvreuil ne faisait que chanter.

Ht ne demandait rien ; aussi, pour l’ordinaire,

On l’oubliait ; le pauvre oiseau Manquait souvent de grain et d’eau .

Ceux qui louaient le plus de son chant l’harmonie

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