‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 68 sur 142 · LE RHINOCEROS ET LE DROMADAIRE · texte numérisé non relu

LE RHINOCEROS ET LE DROMADAIRE

Des mêmes vertus est capable;

Je crois même , soit dit sans vous mettre en courroux , Que tout l’avantage est pour nous;

Notre, corne et notre cuirasse Dans les combats pourraient servir ;

Et cependant l’homme nous chasse ,

Nous méprise, nous hait, et nous force à le fuir.

Ami, répond le dromadaire,

De notre sort ne soyez point jaloux :

C’est peu de servir l’homme, il faut encor lui plaire. Vous êtes étonné qu’il nous préfère à vous ;

Mais de cette faveur voici tout le mystère :

Nous savons plier les genoux.

LE ROSSIGNOL Kl LE PAON.

saimable et tendre Philomèle,

Y oy a n t comm en cer 1 es bea u x j ours, Racontait à l’écho fidèle Et ses malheurs et ses amours.

Le plus beau paon du voisinage , Maître et sultan de ce canton, Élevant la tête et le ton ,

Vint interrompre son ramage.

C’est bien à toi , chantre ennuyeux , Avec un si triste plumage,

Et ce long bec , et ces gros yeux , De vouloir charmer ce bocage !

7rnf>r da'ZemarcAanci .

üO. P.T12.

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