LE RHINOCEROS ET LE DROMADAIRE
Des mêmes vertus est capable;
Je crois même , soit dit sans vous mettre en courroux , Que tout l’avantage est pour nous;
Notre, corne et notre cuirasse Dans les combats pourraient servir ;
Et cependant l’homme nous chasse ,
Nous méprise, nous hait, et nous force à le fuir.
Ami, répond le dromadaire,
De notre sort ne soyez point jaloux :
C’est peu de servir l’homme, il faut encor lui plaire. Vous êtes étonné qu’il nous préfère à vous ;
Mais de cette faveur voici tout le mystère :
Nous savons plier les genoux.
LE ROSSIGNOL Kl LE PAON.
saimable et tendre Philomèle,
Y oy a n t comm en cer 1 es bea u x j ours, Racontait à l’écho fidèle Et ses malheurs et ses amours.
Le plus beau paon du voisinage , Maître et sultan de ce canton, Élevant la tête et le ton ,
Vint interrompre son ramage.
C’est bien à toi , chantre ennuyeux , Avec un si triste plumage,
Et ce long bec , et ces gros yeux , De vouloir charmer ce bocage !
7rnf>r da'ZemarcAanci .
üO. P.T12.