LE LIEVKE, SES AMIS ET LES DEUX LH EVREIIILS
^ n lièvre de bon caractère Voulait avoir beaucoup d’amis.
Beaucoup! me direz-vous, c’est une grande affaire;
Un seul est rare en ce pays.
J’en conviens; mais mon lièvre avait cette marotte.
Et ne savait pas qu’Aristote Disait aux jeunes Grecs à son école admis :
Mes amis, il n’est point d’amis.
Sans cesse il s’occupait d’obliger et de plaire ;
S’il passait un lapin , d’un air doux et civil ,
Vite il courait à lui : Mon cousin , disait-il ,
J’ai du beau serpolet tout près de ma tanière ;
De déjeuner chez moi faites-moi la faveur.