V. 11. Encor si la saison, etc
y. i6. Mon frère a-t~il tout ce qu'il veut y Bon souper , bon gîte , et le resu ?
Quelle grnce , quelle finesse sous-entendues dans ce petit mot , et h reste, caché comme négligemment au bout du vers 1
Tout le morceau de la fin , depuis amans , heureux amans y est^ s*il est possible , d'une perfection plus grande. C'est Pépanchcment d'une Ànio t(Mulrc , trop plcMue de sentimens affectueux y et qui les répand avec une abomlancc qui la soulage. Quels souvenirs et quelle expnvssion lîans le regret qui les accompagne î On a souvent imité ce morceau , er uu^nie avec succès , parce que les sentimens qu'il exprime sont cachés au fond de tous les cœurs ) mais on n'a pu surpasser ni peiuèire égaler La Fontaine.
Laniotte , qui a fait un examen détaillé de cette fable , dit qu'on ne sait quelle est ridée qui domine dans cet Apologue , ou des dangers du voyage, ou de l'inquiétude de l'amitié , ou du plaisir du retour après l'absence. Si au contraire , dit-il , le pigeon voyageur n'eût pas essuvé de tlangers , mais qu'il eût trouvé les plaisirs insipides loin de son dmîy et qu'il ( ûr été rappelé près de lui par le seul besoin de le revoir, tout m'aurait ramené à cette seule idée , que la présence d'un ami est le plus iloHx des plaisirs. Cette critique de Lamotte n'est peut-être pas sans tondeinent -, mais que dire contre un poète qui , par le charme de sa sensibilité , touche , pénètre , attendrit votre cœur au point de tooa
Notes, L i v. IX. 817
faire illusion sur ses lautes et qui sait plaire môme par elles 1 On est presque tenté do NV*touner<iueLamotte ait perdu à critiquer cette i'uble un temps qu'il pouvait eniplf>Yer à la relire.
Fable III) page 98.