V. 49* Tant il est vrai qu'il faut changer de stratagème
Nous avons tu dans la fable du' chat et du renard :
H'en ayons qu'un , mais qu'il soit bon,
n faut qu'un auteur évite ces contradictions formelles.
y. 5a Est- il -quelqu'un qui nie
Que tout Anglais, , ,
Quoi y tous les Anglais ont de l'esprit ! Il n'y a point de sots chez eux ! A quoi La Fontaine songeait-il en écrivant cela 1
y. 56, Je reviens à vous, , . Ce tour est froid. Il faut revenir à son ami sans y penser et sans l'y faire songer lui-même.
y. 6a. • . . Des nations étranges.
Il veut dire étrangères. Corneille se sert du même mot dans ce sens y mais ni Boileau , ni Racine ne se le sont permis. Toute cette fin me parait dénuée de grâces y et le mot de Charles II à madame Harvey
y. 63. Qu'il aimait mieux un trait d'amour , Que quatre pages de louanges.
Ce mot seul vaut mieux que tout ce que dit ici La Fontaine à cette dame et à madame de Ma^arin,
Fable XXVII, page a43. y. 8. Et que j'ai le secret de rendre exquis et doux.
Cela est très-vrai y témoin les quatre vers de cette pièce et ceux qui suivent.
y. i5. Vous n'auriei en cela ni maître ni maitresse , Sans celle dont sur vous l'éloge rejaillit.
Notes, Liv. XI L 3S7
y. 17. Gardei d'environner ces roses
De trop d'épines , etc, . . Mais malgré la louange dont La Fontaine se gratifie , nous ayons tu qu*il n'était pas si heureux dans Péloge de M. le prince de Conti et de madame Harvey^
Au reste toute cette pièce est très-agréable ; mais elle fait peut- Atre allusion à quelque petit secret de société qui la rendait plus piquante ; par exemple , au peu de goût que mademoiselle de la Mesangère pouvait avoir pour le mariage , ou pour quelque prétendant appuyé par sa mère.
V. dernier. I^on plu» qu'Ajax , Ulysse , et Didon son perfide.
Deux silences cités comme sublimes y Tun dans VOdissécy Tautre dans VEniTde.
F A B L B XXXII, page 092. (*)
V. 4* Tous chemins vont à Rome, . . C'est un vieux pro- Terbe qui devient ici plaisant 9 appliqué à la canonisation,
y. 8. S'offrit de les juger sans récompense aucune 9
Ce vers aurait pu donner Pidée de la petite comédie intitulée le procureur arbitre , dont le héros se conduit de la même manière.
y. t8. Les malades d'alors étant tels que les nôtres y
Manière bien plaisante d'expliquer pourquoi les malades d'alors* étaient insupportables. Le ton de satyre appartient absolument 4
y. 37. Il faut y dit l'autre ami j le prendre de soi-même,
C'est-là un des meilleurs conseils que le sage put donner , et )e Tondrais que La Fontaine eût composé un ou deux Apologues pour \
en faire sentir l'importance.
etc,
celh
indiquent impérieusement sa place. Les voici :
Cette leçon sera la fin de ces ouvrages :
Puisse'-'t-elle être utile aux siècles à venir ! Je la présente aux rois , je la propose aux sages ; Far où saurais'je mieux finir ?
Zii)
Jf
358 Notes, Liv. XII.
Toat le discovrs an solitaire est pariait y et ceux qui aiment le§ ▼en le saveat ^t cùtur.
V. 53. Ce n'eu pss fm'mm emploi. . . La Footaise a senti l'objection prise dm lort ^ne l'on ferait à la société , ù le goût de la petiaue deTenait trop général. Il nie que cela poisse arrÎTer.
y. 56. C» tecomrt , grâce à dieu , ne noms manqmtTont pas : Les komnemn et le gain tons me le persuade.
Et il rerient de noarean an plaisir de prêcher l'amonr de la irtiaite : et qnelle force de sens dans ces rers-ci :
y. 6o. Moisirais , princes et ministres , t""»
Qm le malheur abat, que le bonheur corrompt ^ Et tnr*tont ce rers admirable qni suit :
Vous ne roms Wfjei point y rous ne voye^ personne.
On pourrait finir par un Apologue plus parfait y mais non par de meilleurs rers.
C O NC L V S I ON.
Après cet examen ^ qu*il était aisé de rendre pins exact et plus sévère 9 il se présente naturellement quelques réflexion). On a pn être étonné de la multitude de fautes qui se trouvent dans un écri- Tain si justement célèbre. Je ne parle point de celles qui ne concernent point la langue , la versification , etc. . . Je n'insiste que sur celles qui intéressent la morale , objet beaucoup plus important. On a pu remarquer quelques fables dont la morale est évidemment mauyaUe ; un plus grand nombre dont la morale est vague , indctt rininée 9 sujette à discussion; enfin quelques autres qui sont entièrement contradictoires. On voit , par cet exemple , quelle attention il faut porter dans sa lecture pour ne point admettre de fausses idt'es dans son esprit ; et s'il s'en est glissé plusieurs dans un livre qui entre dans notre éducation , comme un des meilleurs qui aient jamais été faits , qu'on juge de celles que nous recevrons par un grand nombre de livres inférieurs à celui-ci. ^\ue faire donc ? Je l'ai déjà dit. Ne point lire légèrement « ne point être la dupe des grands noms, ni des écrivains les plus célèbres*, former son jugement par Pbabitude de rcfléciiir. Mais c'est recommencer son éducation. Il est vrai , et c'est ce qu'il faudra faire constamment , jusqu'à ce que l'éducation ordinaire soit devenue meilleure y reforme Qui ac parait pas prochaine.