‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 12 sur 394 · LIVRE H FABLE VII · texte numérisé non relu

LIVRE H FABLE VII

Puis en autant de parts le cerf il dépeça ; Prit pour lui la première en qualité de sire. Elle doit être à moi, dit-il ; et la raison,

C'est que je m'appelle lion :

À cela l'on n'a rien à dire.

h% seconde, par droit, me doit échoir encor : Ce droit, vous le savez, c'est le droit du plus fort. Comme le plus vaillant, je prétends la troisième. Si quelqu'une de vous touche à la quatrième

Je l'étranglerai tout d'abord.

LA BESACF.1

Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire

S'en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur •

Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,

Il peut le déclarer sans peur ;

Je mettrai remède à la chose.

Venez singe ; parlez le premier, et pour cause : ■ Voyez ces animaux, faites comparaison

De leurs beautés avec les vôtres.

Êtes-vous satisfait? — Moi, dit-il; pourquoi non? N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres? Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché : Mais pour mon frère l'ours, on ne l'a qu'ébauché ; Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre. L'ours venant là-dessus, on crut qu'il s'allait plaindre. Tant s'en faut : de sa forme il se loua très-fort ; Glosa sur l'éléphant, dit qu'on pourrait encor Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ; Que c'était une masse informe et sans beauté.

L'éléphant étant écouté, Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles :

'- Sac à deux poches, ouvert par le milieu.

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