‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 178 sur 394 · A MADAME DE MONTESPAN · texte numérisé non relu

A MADAME DE MONTESPAN

de cet ouvrage, il faut que chacun fasse corriger ces fautes à la main dans son exemplaire, ainsi qu'elles sont marquées par chaque errata, aussi bien pour les deux premières parties que pxir les dernières.

L'apologue est un don qui vient des immortels ;

Ou, si c'est un présent des hommes, Quiconque nous Fa fait mérite des autels ; Nous devons tous, tant que nous sommes, Ériger en divinité Le sage par qui fut ce bel art inventé. C'est proprement un charme : il rend Tâme attentive,

Nous attachant à des récits Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits. 0 vous qui l'imitez, Olympe, si ma muse À quelquefois pris place à la table des dieux, Sur ces dons aujourd'hui daignez porter les yeux ; Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse î Le Temps, qui détruit tout, respectant votre appui, Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage : Tout auteur qui voudra vivre encore après lui

Doit s'acquérir votre suffrage.

C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix :

Il n'est beauté dans nos écrits Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces. Eh 1 qui connaît que vous les beautés et les grâces ! Paroles et regards, tout est charmes dans vous. Ma muse, en un sujet si doux, Voudrait s'étendre davantage :

Mais il faut réserver à d'autres cet emploi ; Et d'un plus grand maître que moi

4 Françoise-Atliénaïs de Rochechouart de Mort >mart, marquise de Montespan, née en 1641, morte le 28 mai 1707.

A MADAME DE MONTFSPAN1

Page 1