‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 242 sur 394 · L'AVANTAGE DE LA SCIENCE · texte numérisé non relu

L'AVANTAGE DE LA SCIENCE

Entre deux bourgeois d'une ville S'émut jadis un différend :

L'un était pauvre, mais habile, L'autre riche, mais ignorant.

Celui-ci sur son concurrent Voulait emporter l'avantage ; Prétendait que tout homme sage Etait tenu de l'honorer.

C'était tout homme sot : car pourquoi révérer Des biens dépourvus de mérite9 La raison m'en semble petite.

Mon ami, disait-il souvent

Au savant, Vous vous croyez considérable ; Mais, dites-moi, tenez-vous table?

Page 1