‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 296 sur 394 · LIVRE X. FABLE III · texte numérisé non relu

LIVRE X. FABLE III

Un rustre l'abattait : c'était là son loyer 1 ; Quoique, pendant tout Tan, libéral il nous donne Ou des fleurs au printemps, ou du fruit en automne, L'ombre l'été, l'hiver les plaisirs du foyer. Que ne l'émondait-on, sans prendre la cognée? De son tempérament, il eût encor vécu.

L'homme, trouvant mauvais que l'on l'eût convaincu, Voulut à toute force avoir cause gagnée. Je suis bien bon, dit-il, d'écouter ces gens-là ! Du sac et du serpent aussitôt il donna Contre les murs, tant qu'il tua la bête.

On en use ainsi chez les grands :

La raison les offense, il se mettent en tête Que tout est né pour eux, quadrupèdes et gens, Et serpents.

Si quelqu'un desserre les dents, [faire? C'est un sot. J'en conviens: mais que faut-il donc

Parler de loin, ou bien se taire.

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