‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 298 sur 394 · LES POISSONS ET LE CORMORAN · texte numérisé non relu

LES POISSONS ET LE CORMORAN

Il n'était point d'étang dans tout le voisinage Qu'un cormoran n'eût mis à contribution : Viviers et réservoirs lui payaient pension. Sa cuisine allait bien ; mais, lorsque le long âge

Eut glacé le pauvre animal,

La même cuisine alla mal.

Tout cormoran se sert de pourvoyeur lui-même. Le nôtre, un peu trop vieux pour voir au fond des eaux

N'ayant ni filets ni réseaux,

Souffrait une disette extrême.

Que fit-il ? Le besoin, docteur en stratagème, Lui fournit celui-ci. Sur le bord d'un étang

1 Race.

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