‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 55 sur 394 · LIVRE II. FABLE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE II. FABLE XIX

Il n'y trouve plus rien de chatte ; ;

Et, poussant Terreur jusqu'au bout,

La croit femme en tout et partout, Lorsque quelques souris, qui rongeaient de la natte, Troublèrent le plaisir des nouveaux mariés.

Aussitôt la femme est sur pieds.

Elle manqua son aventure.

Souris de revenir, femme d'être en posture . Pour cette fois elle accourut à point ;

Car, ayant changé de figure,

Les souris ne la craignaient point.

Ce lui fut toujours une amorce ;

Tant le naturel a de force !

11 se moque de tout : certain âge accompli, Le vase est imbibé, l'étoffe a pris son pli.

En vain de son train ordinaire

On le veut désaccoutumer :

Quelque chose qu'on puisse faire,

On ne saurait le réformer.

Coups de fourches ni d'étrivières

Ne lui font changer de manières ;

Et fuseiez-vous embâtonnés

Jamais vous n'en serez les maitres.

Qu'on lui ferme la porte au nez,

Il reviendra par les fenêtres.

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