‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 107 sur 161 · LE NUAGE · texte numérisé non relu

LE NUAGE

Sur les champs embrasés des ardeurs de Tété In nuage passait, sans daigner, dans sa route, Sur ce sol épuisé verser la moindre goutte.

Plus loin , sur la mer arrêté, 11 fond en large pluie, et vient à la montagne

Vanter sa libéralité :

« Elle est, lui dit le mont, fort belle, en vérité;

Et pour toi je rougis à voir ce qu'on y gagne !

Tu sauvais ce pays en tombant sur le sol;

L'Océan n'a-t-il pas assez d'eau dans son gouffre? Bienfait mal placé n'est qu'un vol Qu'on fait à l'indigent qui souffre. »

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