‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 109 sur 161 · LE LOUP ET LES BERGERS · texte numérisé non relu

LE LOUP ET LES BERGERS

Rôdant près d'une bergerie.

Par quelque fente, un loup glouton

Vit des bergers faisant frairie

Mettre en quartiers un beau mouton.

Tandis que sur la pauvre bête,

Sans gêne, ils s'escrimaient tous deux,

Pour prendre aussi part à la fête,

Leurs chiens restaient couchés près d'eux.

« Ah! vraiment, nous changeons les rôles,

Dit le loup, tout bas, en partant ;

Quel beau train vous feriez, mes drôles.

Si vous m'en voyiez faire autant ! »

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