‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 99 sur 161 · L^ COUSIN ET LE BERCEH · texte numérisé non relu

L^ COUSIN ET LE BERCEH

Se liant à la vigilance

D'un chien, sur et discret ami,

' On sail (jue, pendant Ifinfjlcmps, en Russie. Ips liauls Hi;[nilaires de 1 Etat, quand ils prévaiiquaicMit dans leurs charges, ne subissaient j^uère daulre peine que l'oblifjation de se reléguer dans leurs riches domaines de province, pendant un temps dëterraind. C'est contre cette répression dérisoire que s'exerce ici la maligne critique de Krilof.

Dans l'ombre fraîche et le silence Un berger s'était endormi.

Soudain vers lui se précipite Un serpent sorti d'un buisson :

Un dard gonflé d'un noir poison Dans son gosier vibre et s'agite...

Tu vas mourir, pauvre berger!

Mais un cousin voit le danger ; De la pitié qui le conseille Suivant la voix , il vient plonger Son aiguillon dans son oreille.

Notre berger soudain s'éveille, Et , par le péril activé, D'un double coup laisse sur place Et le serpent qui le menace Et le cousin qui l'a sauvé.

Qu'ainsi, chez nous, en mainte affaire, Le faible ouvre les yeux au fort , Le faible, hélas ! aura beau faire.

Il doit s'attendre à même sort.

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