‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 118 sur 428 · LE CHATAIGNIER ET LE VOYAGEUR · texte numérisé non relu

LE CHATAIGNIER ET LE VOYAGEUR

Sur un sol <pio cent fois le volcan sillonna, Un châtaignier géant rogne au pied de l'Etna.

Il pourrait, dit-on, sous l' ombrage

De ses rameaux hospitaliers,

Contre les chaleurs et l'orage Abriter cent chevaux avec leurs cavaliers. Un voyageur, assis sous son feuillage sombre, Lui dit : « N'es -tu pas fier des visiteurs sans nombre Qu'attire chaque jour ta réputation? »

L'arbre répond : « Donner et mes fruits et mon ombre, Voilà tout mon bonheur et mon ambition. »

Plus d'un, et ce n'est pas une gloire futile,

Ne voit dans la fortune et l'élévation

Qu'un moyen plus certain de pouvoir être utile.

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