‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 138 sur 428 · L'ÉGLISE DÉLABRÉE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE DÉLABRÉE

Voyez cette champêtre égli Dont le vent sacrilège a renversé la croix; Le lierre parasite a rongé ses parois,

Plus d'un lambris s'écroule à sa toiture crise. Mais on entre; on entend de suaves concerts; Des cœurs s'exhale la prière ;

Les flots d'encens et de lumière, Confondus, montent dans les airs.

Poëte, c'est là ton image :

La douleur sillonna ton front,

Le passant fit plus d'un affront A tes habits fangeux que le temps endommage. Mais ton àme, ô poète ! est le temple vivant

D'où s'échappe l'hymne infinie;

A la muse de l'harmonie Ton cœur religieux voue un culte fervent.

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