‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 160 sur 428 · LA CRUCHE ET LE COURTISAN · texte numérisé non relu

LA CRUCHE ET LE COURTISAN

Une cruche au bord d'un ruisseau Se courbait pour puiser de l'eau.

Un passant qui la vit se mit à rire d'elle.

Or, le roi se présente avec sa cour fidèle,

Sur un char, d'écarlate et d'or tout reluisant. .Notre homme était un courtisan;

11 attend le monarque, et pour prouver son zèle,

11 ?a se prosterner aux pieds du souverain. Le cortège s'éloigne, et le vase, soudain , Dit au rieur que l'ivresse transporte : « Notre intérêt nous iit agir de même sorte : Je me baissais pour boire et m' emplir jusqu'au bord, Et vous, pour obtenir des faveurs et de l'or. »

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