‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 190 sur 428 · LE ROUGE-GORGE · texte numérisé non relu

LE ROUGE-GORGE

Lorsque Dion créa les oiseaux, Les plus mélodieux ainsi que les plus beaux. Chaque année, au printemps, voulurent apparaître. Le rouge-gorge seul s' approchant : « Divin maître, Pour les autres, dit-il, les Heurs, les arbres verts ; Pour moi, les toits de chaume et les tristes hivers! Laissez-moi, quand la neige aura blanchi la terre,

En sa cabane solitaire

\ isiter l'humble pauvreté.

A ma vue. à ma voix, peut-être, \\ee l'oubli des maux, elle sentira naître

Et l'espérance et la gaieté. »

L'Éternel accueillit cette offre avec bonté. Allez, quand le semeur sème l'avoine, l'orge

Ou le froment; Il vous racontera plus d'un récit charmant

Sur son ami le rouge-gorge.

Cet oiseau, n'est-ce pas la consolation Remplissant ici-bas sa sainte mission?

\u\ lieux où rit on sort prospère Ne la cherchez jamais; partout on vous verrez Une âme gémissante, un cœur qui désespère,

C'est là que vous la trouverez.

Fort tle Bio.Hre, 17 décembre [III.

i"; FABI.FS.

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