LE ROUGE-GORGE
Lorsque Dion créa les oiseaux, Les plus mélodieux ainsi que les plus beaux. Chaque année, au printemps, voulurent apparaître. Le rouge-gorge seul s' approchant : « Divin maître, Pour les autres, dit-il, les Heurs, les arbres verts ; Pour moi, les toits de chaume et les tristes hivers! Laissez-moi, quand la neige aura blanchi la terre,
En sa cabane solitaire
\ isiter l'humble pauvreté.
A ma vue. à ma voix, peut-être, \\ee l'oubli des maux, elle sentira naître
Et l'espérance et la gaieté. »
L'Éternel accueillit cette offre avec bonté. Allez, quand le semeur sème l'avoine, l'orge
Ou le froment; Il vous racontera plus d'un récit charmant
Sur son ami le rouge-gorge.
Cet oiseau, n'est-ce pas la consolation Remplissant ici-bas sa sainte mission?
\u\ lieux où rit on sort prospère Ne la cherchez jamais; partout on vous verrez Une âme gémissante, un cœur qui désespère,
C'est là que vous la trouverez.
Fort tle Bio.Hre, 17 décembre [III.
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