‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 201 sur 428 · LE CHAT, LA SOURIS ET L'OISEAU · texte numérisé non relu

LE CHAT, LA SOURIS ET L'OISEAU

Ayant surpris Une souris, Maître Mitis, le chat d'une coquette, A belles dents vous croqua la pauvrette, Et la belle aussitôt le prit sur ses genoux,

Et lui donna pour récompense Mille tendres baisers, gâteaux en abondance : J'en voudrais bien autant, je le dis entre nous.

Mitis, un antre jour, de sa bonne maîtresse

Prit et mangea le beau Chéri ;

C'était son oiseau favori.

L'animal, cette fois, eut pour toute caresse Des imprécations et des coups de bâton. Se sauvant dans un coin, le malheureux, dit-on, Médita longuement sur l'humaine justice.

Mi fis. avec courage accepte tes revers : Qui dicte parmi nous nos jugements divers? C'est l'intérêt ou le caprice.

Page 1