L'ENFANT ET LA PENDULE
Un enfant, affligé d'une paresse extrême,
Sur ses cahiers se lamentait.
La classe allait sonner; c'était l'heure du thème,
Et le thème n'était pas fait.
Croyant tromper le maître... Il se trompait lui-même!
Il conçut un plan merveilleux,
Et notre jeune paresseux
De la pendule paternelle
Arrêta l'aiguille, espérant, L'ignorant,
A son gré, désormais, fixer l'heure cruelle. Mais l'horloge soudain : « Tu tes mépris, dit-elle; En vain tu veux hâter ou retarder mes pas : Tu n'arrêteras point dans sa course éternelle Le temps qui fuit rapide et qui ne revient pas. »