LES BRANCHES ET LES RACINES
Les branches au printemps fraîchement recouvertes
De leur manteau de feuilles vertes Adressèrent au tronc un insolent discours ,
Se prétendant humiliées D'être fatalement, hélas ! et pour toujours
Avec les racines liées.
Elles priaient le ciel que la hache, un matin, De ce contact impur délivrât leur destin. Mais le tronc en ces mots les força de se taire :
« A celles que vous méprisez, Folles, nous devons tout; dans l'ombre et le mystère, Pour nous donner la vie, elles creusent la terre;
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