‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 220 sur 428 · LES BRANCHES ET LES RACINES · texte numérisé non relu

LES BRANCHES ET LES RACINES

Les branches au printemps fraîchement recouvertes

De leur manteau de feuilles vertes Adressèrent au tronc un insolent discours ,

Se prétendant humiliées D'être fatalement, hélas ! et pour toujours

Avec les racines liées.

Elles priaient le ciel que la hache, un matin, De ce contact impur délivrât leur destin. Mais le tronc en ces mots les força de se taire :

« A celles que vous méprisez, Folles, nous devons tout; dans l'ombre et le mystère, Pour nous donner la vie, elles creusent la terre;

A cette source vous puisez,

Page 1