LE PAYSAN, LE CHÊNE ET LE COIN
Vous dont l'impatience en vains efforts s'épuise, Que dans vos errements ma fable vous instruise.
Avec sa rude écorce et ses nœuds résistants, Par terre était un chêne aussi vieux que le temps.
Un lourdaud, muni de la hache, Du coin et du marteau, veut, difficile tâche, Fendre l'arbre géant du haut jusques en bas. Sur le coin, tout le jour, il frappe à tour de bras,
Il frappe à perdre haleine.
Mais aux coups redoublés a résisté le chêne ; De notre homme en sueur le travail se résout : Il voulait enfoncer le coin par le gros bout.