‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 237 sur 428 · L'ÉTUDE ET LA PARESSE · texte numérisé non relu

L'ÉTUDE ET LA PARESSE

Au ciel apparaissait l'aurore ; Le petit Paul dormait encore, Et, dans un rêve, il croyait voir Dem femmes près de lui s'asseoir

C'étaient l'Étude et la Paresse.

Avec des mots où la sagesse , Autant que la bonté, brillait, La première lui conseillait De l'esprit le noble exercice Par qui se fonde F édifice De tout glorieux avenir ; Sa main lui montrait la couronne Qu'il nous fut si doux d'obtenir, Que sa justice toujours donne En récompense à nos travaux ; L'autre, secouant des pavots, Lui prêchait, d'une voix traîtresse, Et le repos et la mollesse.

Mais vers lui sa mère accourut, Et la vision disparut.

Mère, sois sans inquiétude; L'objet de ta sollicitude En science, en vertu croîtra; Quand la Paresse reviendra, Il saura bien la mettre en fuite.

Enfants, imitez sa conduite, Et le bonheur vous sourira.

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