L'ÉTUDE ET LA PARESSE
Au ciel apparaissait l'aurore ; Le petit Paul dormait encore, Et, dans un rêve, il croyait voir Dem femmes près de lui s'asseoir
C'étaient l'Étude et la Paresse.
Avec des mots où la sagesse , Autant que la bonté, brillait, La première lui conseillait De l'esprit le noble exercice Par qui se fonde F édifice De tout glorieux avenir ; Sa main lui montrait la couronne Qu'il nous fut si doux d'obtenir, Que sa justice toujours donne En récompense à nos travaux ; L'autre, secouant des pavots, Lui prêchait, d'une voix traîtresse, Et le repos et la mollesse.
Mais vers lui sa mère accourut, Et la vision disparut.
Mère, sois sans inquiétude; L'objet de ta sollicitude En science, en vertu croîtra; Quand la Paresse reviendra, Il saura bien la mettre en fuite.
Enfants, imitez sa conduite, Et le bonheur vous sourira.