LA RONCE
Certain jour, aux passants ainsi criait la ronce « Éloignez-vous! éloignez-vous!
Ne touchez à ma fleur, ou craignez mon courroux. * Mais voici des passants quelle fut la réponse :
« Belle, calmez votre fureur ;
On ne veut pas de votre fleur. . . »
Bégueule, apaise-toi ; nul n'oserait prétendre A conquérir tes fiers appas ; Pourquoi t' escrimer à défendre Une vertu que l'on n'attaque pas?