‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 25 sur 428 · L'ENFANT ET LE CHIEN · texte numérisé non relu

L'ENFANT ET LE CHIEN

Gabriel, l'écolier, l'espiègle personnage,

Et le gourmand surtout (on sait que de son âge

La gourmandise est le plus gros péché), Dans une armoire, un jour, vit un gâteau caché. Or, la tentation fut si forte, si forte, Que d'une inain furtive il entrouvrit la porte. Et saisit le gâteau. Du frauduleux repas Médor fut seul témoin : Médor ne dormait pas. Il garda le silence, en âme charitable. A quelque temps de là, flairant sur une table Un pain que par hasard on venait d'oublier, Médor s'en régala sans se faire prier.

Gabriel l'aperçut : ■ Voleur abominable, Le bien que l'on dérobe est-ce donc notre bien? — C'est parler en Caton, lui répondit le chien : Mais je n'ai pas perdu mémoire

De certain gros gâteau pris clans certaine armoire...

Gabriel, tu rougis... Écoute, Gabriel,

Veux-tu que tes conseils ne soient jamais frivoles?

Garde qu'à tes belles paroles Ta conduite ne donne un démenti formel... »

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