‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 253 sur 428 · L'ÉPINGLE ET LE POIGNARD · texte numérisé non relu

L'ÉPINGLE ET LE POIGNARD

Un jour, se trouvaient, par hasard, L'un à côté de l'autre, une épingle, un poignard. Celui-ci. tout honteux d'un pareil voisinage, « Voudrais-tu, disait-il, impudent personnage, Ensemble comparer ta force et ma vigueur? Tandis que d'un seul coup je puis percer un cœur, Tu ne fais, de ta pointe aux exploits étrangère,

Qu'une piqûre fort légère... »

Aussitôt la mégère :

« Par mainte égratignure et maints coups irritants, Si je blesse moins fort, je blesse plus longtemps. »

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