‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 268 sur 428 · LA RETRAITE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE

Or les ombres du soir descendaient sur la terre, Et la \ ierge priait, pieuse et solitaire,

Quand Gabriel lui dit : « Ave î Femme, par votre fils l'homme sera sauvé. »

Forts des biens que le Christ venait de vous promettre, Apôtres, à l'écart vous pleuriez votre maître, Et, quand de l'Esprit-Saint le feu vous couronna, A Sabaoth vous chantiez hosanna.

Poëte, luis, comme eux, et le monde et ses fêtes; Monte sur la colline ainsi que les prophètes; La foule n'entend pas les harpes de Sion; Le tumulte est funeste à l'inspiration.

Surprends toute pensée et tout vent d'harmonie Qui, rapides rayons, sillonneront les airs; Peut-être du Sina ce seront les éclairs, Le souffle de la muse ou la voix du génie.

\insi. devant la tente où les coupes brillaient, Les patriarches maints, autrefois, accueillaient. Sans \oir leurs ailes d'or, sans voir leur diadème, Les anges du Seigneur et le Seigneur lui-même.

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