L'ABBÉ PARAMELLE DÉCOUVRANT LES SOURCES
Dans ses excursions je le suivis un jour ; Et, voyant son regard explorer tour à tour Le coteau, le vallon, la montagne, la plaine, Et lui, me désignant, de science certaine, Des réservoirs radiés le lit intérieur, L'abondance de l'onde avec sa profondeur, J'étais émerveillé ! Dune voix solennelle : « Du poète, dit-il, la science est plus belle, Car il va découvrir, homme prédestiné, Dans le temps, dans l'espace et par delà les nues, Des champs de l'infini les sources inconnues, Quil fait couler à flots sur le monde étonné. »