‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 291 sur 428 · LA NUIT ET LE JOUR · texte numérisé non relu

LA NUIT ET LE JOUR

Dans an bois, par la muse, en novembre, un matin,

Ma paresse sollicitée S'égara; de la lune un rayon incertain Me guidait; par le vent la forêt agitée Aux plaintes <lrs hiboux mêlait ses hurlements, Et des rameaux brisés les affreux craquements. C était un bruit horrible, un désordre effroyable*

Mais insensiblement cessa l'obscurité,

Et dans toute sa majesté Quand le soleil parut, ô puissance admirable! Le vent se dissipa devant cette clarté,

Et dans le bois tout fit silence.

— Vérité! m'écriai-je, en voyant ce tableau, Ainsi disparaîtront la liaine et l'ignorance, Lorsque dans l'univers brillera ton flambeau.

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