LA NUIT ET LE JOUR
Dans an bois, par la muse, en novembre, un matin,
Ma paresse sollicitée S'égara; de la lune un rayon incertain Me guidait; par le vent la forêt agitée Aux plaintes <lrs hiboux mêlait ses hurlements, Et des rameaux brisés les affreux craquements. C était un bruit horrible, un désordre effroyable*
Mais insensiblement cessa l'obscurité,
Et dans toute sa majesté Quand le soleil parut, ô puissance admirable! Le vent se dissipa devant cette clarté,
Et dans le bois tout fit silence.
— Vérité! m'écriai-je, en voyant ce tableau, Ainsi disparaîtront la liaine et l'ignorance, Lorsque dans l'univers brillera ton flambeau.