‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 422 sur 428 · MOL · texte numérisé non relu

MOL

Ne me condamnez pas sansm'entendre; j'espère...

LE MÉDECIN

Silence !

CAMÏLLI .

C'est à tort que vous nous accusez.

Tous deux nous nous aimons ; à notre mariage, Mon père, obtiendrons-nous voire consentement ?

LE MÉDECIN

Monsieur a dix-huit ans, et vous quinze ; vraiment.

Il n'est jamais trop tôt pour se mettre en ménage.

Le galant a, Bans doute, on état lucratif,

Un riche patrimoine, une dot assez ronde,

Car il sait (ne Pon doit, pour vivre dans le mondf.

Pouvoir à l'idéal joindre le positif?...

PAl L.

Je n'ai, j'en fais l'aveu, ni fortune ni plai

Mai ;i mes talents, j'ose espérer qu'un jour

Le ciel se montrera propice à notre amour.

LE MEDECIN

Eli bien ! loin du pays, allez, beau Lovelace, Conquérir par vos vers un renom glorieux. Rendez de vos succès vos rivaux furieux... Pourtant, que plus ou moins votre couronne brille. Revenez au plus tôt... avec beaucoup d'argent.

(A pari.) Au solide toujours un père va songeant, Surtout lorsqu'il s'agit du bonheur de sa fille.

(.4 Camille.) Et toi, souviens-toi bien que si, dorénavant, On osait se permettre une esclandre nouvelle, Je saurais faire ouvrir les portes d"un couvent Pour mettre à la raison ta tête sans cervelle.

PAl l. au public.

.Mesdames et messieurs, en consultation L'auteur de cette pièce auprès de vous m'envoie. Il souffre, et vous tenez, c'est sa conviction, Vous tenez en vos mains son malheur ou sa joie. D'un sifflet ( je frémis d'y penser seulement) Si le bruit discordant arrive à son oreille, Sa douleur, croyez-moi, n'aura pas de pareille. Mais vous applaudirez... là... vigoureusement... Bon!... Le voilà guéri miraculeusement.

VAN DYCK A SAVENTHEM,

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