‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 68 sur 428 · A BERANGER · texte numérisé non relu

A BERANGER

Dès l'aube jusqu'au soir la fauvette chantait ; C'était

Tout son bonheur, toute sa vie.

Le pinson vint lui dire : « Excités par l'envie,

Le geai, le merle, le dindon,

Le corbeau, la pie et l'oison Disent insolemment que tu devrais te taire ; Et toi, malgré leurs cris, malgré leurs sots discours,

Joyeuse, tu chantes toujours...

De ta persévérance apprends-moi le mystère. » La fauvette répond : « Hier, au fond des bois,

Le rossignol, ce roi de l'harmonie, Daigna d'un doux sourire encourager ma voix.

Va, mon frère, quand le génie, Oracle irrécusable, applaudit à nos chants, Que nous l'ont les clameurs des sots et des méchants !

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