LE FLOT
Due voix dit an flot : « Pourquoi fuir ces rivages, Ces (leurs, ce sable d'or et ces beaux coquillages? Oh ! ne va plus ainsi, sur les mers t' égarant.
Livrer ton onde si limpide Au récif anguleux, au gouffre dévorant... »
Le floÇrépond : « Lent ou rapide,
Toujours m'entraîne le courant.
Sur des rocs, sur des fleurs, vers L'abîme ou la nue, Poursuivant une route à moi seul inconnue,
A son gré je roule incertain. »
Le flot et le courant, c'est l'homme et le destin.