‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 70 sur 428 · LE FLOT · texte numérisé non relu

LE FLOT

Due voix dit an flot : « Pourquoi fuir ces rivages, Ces (leurs, ce sable d'or et ces beaux coquillages? Oh ! ne va plus ainsi, sur les mers t' égarant.

Livrer ton onde si limpide Au récif anguleux, au gouffre dévorant... »

Le floÇrépond : « Lent ou rapide,

Toujours m'entraîne le courant.

Sur des rocs, sur des fleurs, vers L'abîme ou la nue, Poursuivant une route à moi seul inconnue,

A son gré je roule incertain. »

Le flot et le courant, c'est l'homme et le destin.

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