‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 89 sur 428 · LE ROSSIGNOL, L'ÉTOILE ET LA FLEUR · texte numérisé non relu

LE ROSSIGNOL, L'ÉTOILE ET LA FLEUR

Au firmament sans voile, Vers le soir, une étoile, Radieuse, montait ; Brûlant d'ardeur pour elle, Un rossignol chantait ; Une fleur douce et belle Pour l'oiseau soupirait.

Or, déployant son aile, L'amant ambitieux S'éleva vers les cieux ; L'étoile indifférente Au couchant disparut, Et, d'amour languissante, La pauvre fleur mourut.

Le rossignol, c'est l'âme ;

L'astre, lointaine flamme,

C'est un espoir trompeur ;

La fleur, c'est le bonheur...

>liis souvent l'âme, éprise De biens que nous n'atteindrons pas,

Trop follement méprise Le bonheur éclos sous nos pas.

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