LE ROSSIGNOL, L'ÉTOILE ET LA FLEUR
Au firmament sans voile, Vers le soir, une étoile, Radieuse, montait ; Brûlant d'ardeur pour elle, Un rossignol chantait ; Une fleur douce et belle Pour l'oiseau soupirait.
Or, déployant son aile, L'amant ambitieux S'éleva vers les cieux ; L'étoile indifférente Au couchant disparut, Et, d'amour languissante, La pauvre fleur mourut.
Le rossignol, c'est l'âme ;
L'astre, lointaine flamme,
C'est un espoir trompeur ;
La fleur, c'est le bonheur...
>liis souvent l'âme, éprise De biens que nous n'atteindrons pas,
Trop follement méprise Le bonheur éclos sous nos pas.