‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 110 sur 354 · LE ELEIVE ET LE RUISSEAU · texte numérisé non relu

LE ELEIVE ET LE RUISSEAU

A M. sCBIBE.

Éphémère enfant de l'oragp, Du haut d'une montagne un Ruisseau babillant, Sautillant,

Arrive vers un Fleuve et dit : « Il n'est pas sage

De s'épandre si largement;

Tu ne trahies que de la vase, El lu vas épuiser la source en un moment. »

A peine a-t-il fini sa phrase,

Que dans le sable il disparait,

El le Fleuve toujours laisse couler ses ondes Pures, abondantes, fécondes.

Scribe, dans ce Ruisseau j'ai dépeint Irait pour trait Ceux qui de tes écrits vont accusant le nombre. Mais loi, sans écouler leurs cris injurieux, Tu vois un juste oubli les couvrir de son ombre, El lu nous enrichis de les (lois glorieux.

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