‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 119 sur 354 · LE CORMORAN ET LES RAYONS DE LA LUNE · texte numérisé non relu

LE CORMORAN ET LES RAYONS DE LA LUNE

Lu I ormoran suivail le bord d'une rivière.

Il étail nuit; du haut des cieux

La Lune baignait sa lumière

Dans l'onde aux plis capricieux.

Notre oiseau que la faim tourmente,

Croit voir de mille poissons d'or

Glisser l'image séduisante.

Il plonge i'i ne prend rien; il plonge, rien encor; Il s'élance vingt fois, et vingt fois perd sa peine.

Hun nuage bientôt la Lune se couvrant, Maint poisson se montra sous le flot transparent; Mais les prenant alors pour une forme vainc, A jeun partit le Cormoran.

Fortune, gloire, amour, comme un trompeur mirage, Fil-un pour vous saisir mille efforts superflus, Vous vous offrez souvent (ne perdons pas courage!) A celui qui. lassé, ne vous attendait plus.

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