‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 133 sur 354 · LA MARCHANDE DE GATEAUX · texte numérisé non relu

LA MARCHANDE DE GATEAUX

« Qui veut manger mes ) unis gâteaux?

Croquez, messieurs, ils sont tout chauds! I ne marchande ainsi d'une voix glapissante Criait. 1 ne couleur dorée, appétissante, I ne molle fumée en tourbillons flottant, Tout s'offrait pour tenter un estomac avide,

Eli bien '. l'on ne mangeai! pourtant

Qu'une pâte froide, insipide,

Car la fumée était une moite vapeur

Une laissait transpirer un appareil trompeur.

Los honneurs et la renommée, Les promesses des grands, les pompeux écriteaux, Exhalent bien souvent, comme ces froids Gâteaux, Peu de chaleur et beaucoup de filmée.

LES 01 AIRE AILES 1)L l'ANLLO.V

Un Papillon gonflé d'une arrogance vainc : « J'ai quatre ailes, dit-il; l'aigle non a que doux! Quelqu'un lui répondit : « Mou petit orgueilleux, A quelques pieds du sol tu t'élèves à peine, L'aigle perce la nue cl \ole jusqu'aux cieux. o

Ecoutez, froids rimeurs qui, fatiguant vos plumes, A dos genres divers consacrez cent volumes, ! Pour cueillir de lauriers les plus amples moissons, Déranger n'a que ses chansons»

FABLES DE LACHAMBEAl DIE.

Page 1