‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 156 sur 354 · I/EPERVIER ET LES COLOMBES · texte numérisé non relu

I/EPERVIER ET LES COLOMBES

'< Ma race, disait l'Épervier,

Des Colombes est abhorrée; Chacune obstinément dans son trou reliréc... Eh bien, jouons de ruse avec le colombier. Mesdames, désormais je prêche l'abstinence;

Vive l'eau claire cl le mais!

Je déteste le sang; je parcours le pays. Contre vos oppresseurs étalant ma vaillance. Quelques milans goutteux, par ma griffe, abattus. Témoignent hautement du zèle qui m'enflamme;

Enfin, pour prix de mes vertus , J'obtiens l'une de vous, la plus belle , pour femme.

110 FABLES

DE I ACHAMnEAl'IUE.

En bon parent, en bon voisin,

Dans le meurtre à ce point le brigand s'endurcit,

Sans nul souueon0 vers ma demeure,

Qu'un jour il dévora son épouse elle-même.

On s'en vient visiter la sœur et le cousin :

Moi, fraternellement, je vous croque sur l'heure.

Si ma tendre moitié crie à la trahison,

Peuple, avec les méchants ne faisons nul traité.

Je sais, à coups de bec, la mettre à la raison. »

Quand je pense à ma fable, 6 sainte liberté!

A ces mots, l'Epervier, fier de son stratagème,

Par un pacte fatal, je crois te voir unie

Va tenter l'aventure, el trop bien réussit.

Avec la tyrannie.

LES

Page 1