I/EPERVIER ET LES COLOMBES
'< Ma race, disait l'Épervier,
Des Colombes est abhorrée; Chacune obstinément dans son trou reliréc... Eh bien, jouons de ruse avec le colombier. Mesdames, désormais je prêche l'abstinence;
Vive l'eau claire cl le mais!
Je déteste le sang; je parcours le pays. Contre vos oppresseurs étalant ma vaillance. Quelques milans goutteux, par ma griffe, abattus. Témoignent hautement du zèle qui m'enflamme;
Enfin, pour prix de mes vertus , J'obtiens l'une de vous, la plus belle , pour femme.
110 FABLES
DE I ACHAMnEAl'IUE.
En bon parent, en bon voisin,
Dans le meurtre à ce point le brigand s'endurcit,
Sans nul souueon0 vers ma demeure,
Qu'un jour il dévora son épouse elle-même.
On s'en vient visiter la sœur et le cousin :
Moi, fraternellement, je vous croque sur l'heure.
Si ma tendre moitié crie à la trahison,
Peuple, avec les méchants ne faisons nul traité.
Je sais, à coups de bec, la mettre à la raison. »
Quand je pense à ma fable, 6 sainte liberté!
A ces mots, l'Epervier, fier de son stratagème,
Par un pacte fatal, je crois te voir unie
Va tenter l'aventure, el trop bien réussit.
Avec la tyrannie.
LES