‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 165 sur 354 · L'ÉGLISE DÉLABRÉE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE DÉLABRÉE

Voyez cette champêtre Eglise, Dont le vent sacrilège a renversé la croix; Le lierre parasite a rongé ses parois, Plus d'un lambris s'écroule à sa toiture grise. Mais on entre; on entend de suaves concerts;

Des cœurs s'exhale la prière;

Les lîois d'encens et de lumière.

Confondus, moment dans les airs.

Poêle, c'est là ton image :

La douleur sillonna ton front,

Le passant lit plus d'un affront A tes habits fangeux que le temps endommage Mais ton àme, ô porte! est le temple vivant

D'où s'échappe l'hymne infinie;

A la muse de l'harmonie Ton cœur religieux voue un culte fervent.

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