L'ÉGLISE DÉLABRÉE
Voyez cette champêtre Eglise, Dont le vent sacrilège a renversé la croix; Le lierre parasite a rongé ses parois, Plus d'un lambris s'écroule à sa toiture grise. Mais on entre; on entend de suaves concerts;
Des cœurs s'exhale la prière;
Les lîois d'encens et de lumière.
Confondus, moment dans les airs.
Poêle, c'est là ton image :
La douleur sillonna ton front,
Le passant lit plus d'un affront A tes habits fangeux que le temps endommage Mais ton àme, ô porte! est le temple vivant
D'où s'échappe l'hymne infinie;
A la muse de l'harmonie Ton cœur religieux voue un culte fervent.