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XV

LA TROMPETTE El LE GLAIVE.

lu jour, entre deux camps lu bataille s'engage. La Trompette, soudain, sonne un chant martial : « Glaive, sors du fourreau, c'est l'heure du carnage! Elle Glaive, docile au belliqueux signal, Vole, étincelle, frappe et gagne la victoire.

La Trompette s'écrie alors :

« bravo, mon camarade! à nous toute la gloire! Ensemble partageons la dépouille des morts! Ah! pour avoir si bien échauffé ta vaillance,' J'ai droit, sans contredit, à la meilleure part. Mais un nouveau combat se déclare plus tard, El la Trompette sonne, cl le Glaive s'élance. Sur l'arène bientôt il tombe mutile, Tandis que, lâchement, madame la Trompette

A pris devant le feu la poudre d'escampette. « Ce Glaive était, dit-elle, un liane ccervelé Qu'à la raison, vraiment, on a bien l'ait de mettre. »

Ici certains journaux doivent se reconnaître :

Par des cris de guerre, en toul temps, Ils agacent les nerfs, ils font grincer les dents. Des Combats, a leurs voix, bravez-vous la tempête, Vous êtes (1rs héros! Partageons le butin!

Disent-ils, après la conquête.

Eprouvez-vous une défaite.' Brouillons, vous mérite/, ce terrible destin

Disent-ils, battant en retraite.

L'AMOUK PIOLÉ l»Alt UNE ABEILLE.

Amour jouait parmi les Heurs; 11 fut piqué par une Abeille.

Jamais une douleur pareille Ne lui lit verser tant de pleurs.

« Ma mère, dit-il, je me meurs!

11 court, trépigne, se désole.

Vénus l'embrasse, le console,

Et, souriant, elle lui dit :

« Si d'un aiguillon si petit

Tu ressens des douleurs mortelles,

Combien plus iloil souffrir un coeur

Poursuivi par ton œil vainqueur,

Percé par tes flèches cruelles!

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DE

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