‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 177 sur 354 · ET LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

ET LE ROSSIGNOL

Un Homme en son jardin cultive un beau rosier.

lu grand trésor. Émerveillé,

Où chaque jour liait une rose.

Devant le blond métal il se tient en extase.

Mais un oiseau, le chantre au sublime gosier,

Enfin : « Suis-je endormi, dit-il, suis-jc éveillé?

Ravage chaque jour la fleur à peine ôclose.

Comment! celui qui voit un trésor sous la terre,

L'Homme, avec un filet sur l'arbuste attaché.

Chose plus facile pourtant,

Prit notre Rossignol, et vous le mit en cage.

Ne peut pas découvrir le piège qu'on lui tend! n

Celui-ci, par son doux ramage,

Le Rossignol répond : « Sachez tout le mystère :

Fit si bien qu'il fut relâché.

Tel, pour lui-même aveugle, imprévoyant,

« Merci, maître, dit-il; cet acte de clémence

Dans le péril tomba par ignorance ,

Mérite bonne récompense.

Qui tout à coup se montre clairvoyant,

Creusez... là... sous vos pieds je vois de l'or cache.

Lorsqu'il est inspiré par la reconnaissance.

L'Homme creuse aussitôt, et trouve dans un vase

FAliLES DE LAClIAMnEAlDIK.

Page 1