LA NEIGE
« D'où viens-tu, Neige et si pure et si blanche?
— Je viens de la montagne où roule l'avalanche
Et dont le front perce les cieux.
Je trouvais mon séjour triste et froid; ces hauls lieux Etant de tous les vents la patrie éternelle, Je priai l'Aquilon, qui me prit sur son aile, De me porter au sein d'une grande cilé.
Ah! j'arrive... a Elle tombe au milieu de la ville, Se fond sur les pavés et devient fange vile.
Des champs, ô jeune fille, aime l'obscurité. Les cités à ton âme offriront plus d'un piège :
Là tu perdras, comme la Neige,
Ta blancheur et ta pureté.