LE NID ABANDONNÉ
« Oiseau , je te vois effaré .
Fatiguer l'air à grands coups d'aile.
De t.i compagne si fidèle
La mort t'a-t-fille séparé !
Dit le sujet de ta souffrance...
— J'avais, par des soins assidus.
Bâti mon Nid, douce espérance!
Hélas! soins et travaux perdus! Parcourant les furets, une troupe bruyante A jeté dans mon cœur le trouble et l'épouvante.
Adieu '■ ne me retenez plus ;
Puisque le ciel eneor me permet que je ponde, Laissez-moi demander a des bois plus touffus Une retraite plus profonde. «
Vous le voyez, l'oiseau veut couver en secret. Malheur s'il n'a pu fuir le regard indiscret !
La plante germe sous la terre :
Avant que, glorieuse, elle apparaisse au jour. A toute œuvre de fui, de génie el d'amour.
Il faul l'ombre, il faut le mystère.
MX.