‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 186 sur 354 · LE NID ABANDONNÉ · texte numérisé non relu

LE NID ABANDONNÉ

« Oiseau , je te vois effaré .

Fatiguer l'air à grands coups d'aile.

De t.i compagne si fidèle

La mort t'a-t-fille séparé !

Dit le sujet de ta souffrance...

— J'avais, par des soins assidus.

Bâti mon Nid, douce espérance!

Hélas! soins et travaux perdus! Parcourant les furets, une troupe bruyante A jeté dans mon cœur le trouble et l'épouvante.

Adieu '■ ne me retenez plus ;

Puisque le ciel eneor me permet que je ponde, Laissez-moi demander a des bois plus touffus Une retraite plus profonde. «

Vous le voyez, l'oiseau veut couver en secret. Malheur s'il n'a pu fuir le regard indiscret !

La plante germe sous la terre :

Avant que, glorieuse, elle apparaisse au jour. A toute œuvre de fui, de génie el d'amour.

Il faul l'ombre, il faut le mystère.

MX.

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