‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 190 sur 354 · ET LE COURTISAN · texte numérisé non relu

ET LE COURTISAN

L'ne Cruche au bord d'un ruisseau

11 va se prosterner aux pieds du souverain.

Se eourbait pour puiser de l'eau.

Le cortège s'éloigne, et le vase, soudain,

l'n passant qui la vit se mil à rire d'elle.

Dit au rieur que l'ivresse transporte :

Or, le roi se présente, avec sa cour fidèle.

« Notre intérêt nous fit agir de même sorte :

Sur un char d'écarlate et d'or tout reluisant.

Je me baissais pour boire et m 'emplir jusqu'au bord,

Notre homme était un Courtisan ;

Et vous, pour obteuir des faveurs et de l'or. »

Il attend le monarque, et, pour .prouver son zèle,

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