LE SAVOIR ET LE SAVOIR-FAIRE
A» grenier du Savoir grimpa le Savoir-faire : » Eh quoi! toujours obscur cl toujours mal velu? Nommant votre indigence cl courage cl vertu, Des poétiques lieux vous parcourez la sphère! l'uni- la i raliié, croyez-moi, délaissez l.e monde vaporeux des lèves insensés.
Venez; d'or cl de Heurs parsemons l'existence; » l.e Savoir descendit sans faire résistance : Entre nous, du pain sec il se lassail un peu.
Les voilà partis. L'œil eu feu , L'un de calculs remplit de longues pages,
L'autre contemple les nuages.
« \uii, dit Savoir-faire, allons llallcr les grands : Ici-bas le bonheur pst pour les intrigants,
Et nul profit n'arri\c à qui ne sollicite Pour acquérir l'argent et la célébrité, Empruntons les cont voix de la publicité :
A cla tient la réussite.
— Quoi! perdre mon repos, mon temps, ma dignité
Ma solitude bien-aimée , A poursuivre de l'or et de la renommée! Répondit le Savoir; de vos offres merci!
A tous les biens acquis ainsi,
Ma pauvreté, je le préfère... »
Alors de sou eolé chacun d'eux s'en alla,
El depuis (••• jour-là, Rarement le Savoir s'unit au Sa\oir faire.