‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 231 sur 354 · COQUILLAGE · texte numérisé non relu

COQUILLAGE

Par la marée, un jour, laissé sur le rivage,

Entraîne au fond des mers l'imprudent personnage.

Ainsi, dans son orgueil, parlait un Coquillage :

(i An faite des honneurs me voilà parvenu!

Mollusques idiots, redoutez ma puissance!

Par un flot politique élevés aux grandeurs.

On a rendu justice à ma haute science :

Et d'un simple hasard se faisant une gloire,

Le mérite réel est enfin reconnu!

Beaucoup osent rêver un pouvoir illusoire.

Bravo! je suis le roi de la terre et des ondes!

Qui sont bientôt punis de leur témérité.

Adieu sombres écuoils, adieu vagues profondes;

Le peuple, dont la vague est bouillonnante et forte :

Adieu ! je suis assis sur un tronc de fleurs!...

Sait les rendre aussitôt à leur obscurité.

Une lame, a ces mots, venant frapper la plage.

Le (lux les apporta, le reflux les emporte.

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