‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 252 sur 354 · LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE

Autrefois la syrène, en sa féroce joie,

Dévorait les navigateurs Qu'enchaînaient sur les flots ses chants fascinateurs ,

L'oiseau plaintif devient la proie De la froide vipère aux regards aimantés; Contre les moucherons l'araignée' a sa soie

Qu'elle lisse en (ils argentés...

Hélas! je sais une inhumaine Pareille à ces montres affreux Elle a la voix de la syrène , De la vipère elle a les yeux ; Elle a sa toile toujours prête , Ainsi que l'insecte des hois...

Fuyez, fuyez de la Coquette Les yeux, les filets et la voix.

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