‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 261 sur 354 · LA FABLE ET LE VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

LA FABLE ET LE VAUDEVILLE

A B. 1. Ql'ÉLl'S, LA \KILLE DE i.t KÈTE, LE 23 J V IN 1854.

De la France, un matin, la Fable fut chassée,

Chaque soir, ;» la Fable une troupe charmante

Pour avoir, sans détour, mais sans méchanceté,

Parlait de la patrie absente,

Usé dire la vérité.

Avec l'oubli des maux lui verse la gaité :

De m'en plaindre, pour moi, je n'ai pas la pensée,

Aussi la bonne vieille est toute rajeunie.

Car (mon maître l'a dit) : quiconque a beaucoup vu

Doit avoir beaucoup retenu.

E.wor.

A la pauvrette, un jour, le galant Vaudeville

C'est toi Quélus, qui prenant par la main

Offrit, dans son riant asile,

Ma muse errante et bannie.

En signe de fraternité,

De ce temple des arts lui montra le chemin :

Le coin de l'hospitalité.

Que ta bonté soit bénie !

Page 1