L'AVENIR
Du réel j'ai franchi l'abîme;
Des garçons et des jeunes tilles
Que l'idéal règne à son tour.
Les harmonieux bataillons,
J'invoque, en mon rêve sublime,
Pour toute arme ayant leurs faucilles.
La foi, l'espérance et l'amour.
Couvrent de gerbes les sillons;
De toute amertume passée
D'ici-bas la faim est chassée,
Perdant même le souvenir.
On n'a plus de crime à punir.
Sur les ailes de la pensée
Sur les ailes de la pensée
Elançons-nous vers l'Avenir.
Elançons-nous vers l'Avenir.
Non, ce n'est pas une utopie,
Chargé de fraternels messages,
L'arbre de la paix refleurit.
Plus vif que les coursiers sans frein.
Elle a cessé, la lutte impie
Voyez flotter dans les nuages
Entre la matière et l'esprit.
Ce beau navire aérien.
Je vois, toute haine effacée,
EpiS orgueilleux, mer courroucée'.
Un pacte sacré les unir.
Vous ne pouvez le retenir.
Sur les ailes de la pensée
Sur les ailes de la pensée
Elançons-nous vers l'Avenir.
Elançons-nous vers l'Avenir.
Plus de vils frelons sur la terre.
Vers les Horizons prophétiques,
Tant le travail offre d'attrait.
Où l'amour seul dicte sa loi,
Du bourgeois et du prolétaire La rivalité disparaît.
Pour le beau seul l'âme empressée Ne sait plus qu'aimer et bénir.
Sur les ailes de la pensée Elançons-nous vers l'Avenir.
0 mes visions poétiques, Toujours, toujours emportez-moi.
Par votre souille caresser.
Mon ame se senl rajeunir.
Sur les ailes de la pensée Elançons-nous vers l'Avenir.